Tension artérielle : comprendre son bilan et réduire l'hypertension

La tension artérielle mesure la pression exercée par le sang sur les parois des artères. Elle s'exprime en deux chiffres : la pression systolique (lors de la contraction du coeur) sur la pression diastolique (lors de la relaxation). Une tension normale est inférieure à 120/80 mmHg. L'hypertension artérielle est définie au-dessus de 140/90 mmHg lors de deux mesures distinctes. Elle touche environ 30 % des adultes en France, et la moitié d'entre eux ne le savent pas.

Les dangers de l'hypertension non traitée

L'hypertension est souvent asymptomatique pendant des années. C'est ce qui la rend dangereuse. Une pression artérielle durablement élevée abîme les parois des artères, favorise la formation de plaques d'athérome et multiplie le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC), d'infarctus du myocarde et d'insuffisance rénale. Une réduction de 10 mmHg de la pression systolique diminue le risque d'AVC de 27 % et le risque coronarien de 17 %, selon une méta-analyse du Lancet portant sur 1 million de patients.

Comment mesurer correctement sa tension

Les tensiomètres électroniques de bras (homologués NF Médical) permettent une automesure fiable à domicile. La bonne technique : mesure après cinq minutes de repos assis, bras posé à hauteur du coeur, trois mesures consécutives à une minute d'intervalle, noter la moyenne. La mesure en cabinet médical peut surestimer la tension (hypertension blanche). L'automesure sur plusieurs jours donne une image plus représentative de la tension réelle. Partagez ces mesures avec votre médecin pour un ajustement thérapeutique précis.

Réduire sa tension par des moyens non médicamenteux

Plusieurs leviers réduisent la pression artérielle sans médicament. Réduire le sel à moins de 5 g par jour (contre 8 à 10 g en moyenne en France) abaisse la pression systolique de 2 à 8 mmHg. L'exercice aérobie régulier (30 minutes par jour) réduit la pression de 4 à 9 mmHg. La perte de poids (chaque kilo perdu diminue la pression d'environ 1 mmHg), l'arrêt du tabac, la limitation de l'alcool et la gestion du stress complètent ce tableau. Ces mesures hygiéno-diététiques suffisent parfois à normaliser une hypertension légère.

Médicaments antihypertenseurs : les grandes familles

Quand les mesures non médicamenteuses ne suffisent pas, les médecins prescrivent des antihypertenseurs. Les principales familles sont les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), les sartans, les bêtabloquants, les inhibiteurs calciques et les diurétiques thiazidiques. Chaque famille a des indications préférentielles selon le profil du patient (diabète, insuffisance cardiaque, grossesse). La prise est généralement à vie : l'arrêt brutal d'un traitement peut déclencher un effet rebond et une hypertension sévère.

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